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3e dialogue aLe troisième Dialogue Annuel de Haut Niveau sur la Gouvernance et la Démocratie en Afrique : Tendance, Défis, Perspectives et Opportunités, s’est tenu les 30 et 31 octobre 2014 au King Fadh Palace de Dakar au Sénégal. Le thème retenu pour cette consultation est : « Faire taire les armes – Renforcer la gouvernance pour prévenir, gérer et résoudre les conflits en Afrique ». L’objectif principal de cette rencontre est d’explorer les causes structurelles profondes des conflits en Afrique et de proposer des mesures politiques grâce auxquelles les systèmes de gouvernance peuvent être renforcés en vue du règlement des conflits violents sur le continent.

Ce dialogue annuel de haut niveau a enregistré la participation des représentants des Etats membres de l’Union Africaine (UA), des Organes de l’Union Africaine, (notamment le Comité des représentants permanents), des Communautés économiques régionales (CER), des Institutions des Nations Unies, des Partenaires au développement, des Groupes de réflexion, d’Eminentes Personnalité, des Universitaires, et la Société civile dont enda tiers monde, les Associations féminines et les Organisations de jeunes entre autres.

Parmi les allocutions prononcées au cours de la cérémonie d’ouverture, celle de M. Mohammed Ibn Chambas, Représentant spécial du Secrétaire général des NU et Chef du Bureau des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest (UNOWA). Il pense qu’il est primordial de faire taire les armes afin que les progrès réalisés puissent être durables. Pour ce faire, il estime que le continent doit travailler pour améliorer la gouvernance.

Le Dr. Aisha L. Abdullahi a, au nom de S.E. Dr Nkosazana Dlamin Zuma, Présidente de la Commission de l’Union Africaine, préconisé plusieurs solutions pour faire taire les armes. Parmi celles-ci, il y a la construction de la capacité institutionnelle et administrative des Etats, ainsi que la mise en place de mécanismes d’alerte précoces pour prévenir les conflits.

M. Khadim DIOP, Ministre de l’Intégration Africaine, du NEPAD et de la Promotion de la Bonne Gouvernance, représentant S.E.M. Mohammed Dionne, Premier Ministre du Sénégal, estime que la mauvaise gouvernance politique et économique, tout comme la dévolution du pouvoir et la mauvaise répartition des ressources sont les causes profondes de cette situation. Aussi, a-t-il plaidé pour la mise en place d’une Commission chargée de la prise en charge du suivi des recommandations issues du forum.

Les principales recommandations issues du Dialogue

Après deux jours de travaux et s’inspirant des diverses contributions, des débats et des discussions au cours du Dialogue, les éléments suivants apparaissent comme principales recommandations pour des actions futures :

–        Les Institutions de recherche, les Universités et les groupes de réflexions africaines devraient travailler en collaboration avec les institutions de gouvernance démocratiques continentales et nationales pour assurer que les interventions en vue de résoudre les conflits violents soient fondées sur une compréhension globale et une recherche empirique ;

–        L’Union Africaine et les CER devraient apporter un appui politique et technique aux Etats membres en vue du renforcement de leurs capacités institutionnelles et administratives afin qu’ils puissent prévenir et gérer les situations de conflit, mais aussi garantir des interventions appropriées et opportunes pour assurer le développement équitable et la fourniture de services à leurs citoyens.

–        Les Etats membres devraient élargir et promouvoir les frontières d’une culture des droits de l’homme et aux crimes contre l’humanité.

–        Les ressources naturelles de l’Afrique doivent être gérées avec efficacité pour favoriser la transparence et lutter contre la fuite illicite de capitaux et l’exploitation irresponsable des ressources naturelles. A cet égard, l’UA et les CER devraient aider les Etats membres, à travers des actions coordonnées et le renforcement des capacités à mettre en œuvre la Vision minière de l’Afrique.

–        Les interventions politiques et les mises à niveau doivent tenir compte des circonstances et des situations spécifiques des femmes et des jeunes. Ces interventions doivent garantir leur autonomisation pour des actions visant à faire taire les armes.

–        La démilitarisation de la politique au niveau national, notamment par la création des mécanismes et processus de surveillance civile efficace et la professionnalisation des forces de sécurité pour une plus grande responsabilité sont cruciales.

–        L’UA et les CER disposent de mécanismes normatifs solides à institutionnaliser au niveau national, tels que le Mécanisme Africain d’Evaluation par les Pairs. Des mesures doivent être prises pour garantir un suivi efficace et des actions là où il existe des violations des valeurs partagées établies et convenues, en particulier la mise en œuvre des Plans d’action nationaux.

–        Pour renforcer l’action coordonnées, la synergie et la mise en œuvre des normes de l’UA et les CER, les Etats membres devraient doter des capacités requises, le nouveau cadre continental sur la gouvernance démocratique : l’Architecture africaine de la Gouvernance, en vue d’accélérer les progrès vers la réalisation d’une paix durable, la stabilité et le développement.

–        L’UA et les Etats membres doivent fournir des ressources adéquates aux mécanismes nationaux de mise en œuvre des normes et règles continentales sur la démocratie, la gouvernance, les droits de l’homme et l’aide humanitaire continentales.

–        L’Union Africaine et toutes les parties prenantes, y compris la société civile, doivent agir de manière proactive pour prévenir les changements antiinstitutionnels de gouvernement dans les pays en situation de fragilité, comme dans le cas du Burkina Faso.

–        L’objectif de « Faire taire les armes » relève également de la responsabilité de toutes les parties prenantes du contient, notamment les acteurs non étatiques tels que les organisations de la société civile, le secteur privé, les organisations confessionnelles, la communauté universitaire, les associations féminines, les mouvements de jeunesse et la communauté internationale.

Les participants au Dialogue de haut niveau ont exhorté la Commission de l’UA à diffuser largement la déclaration finale afin de faciliter et d’appuyer les efforts en faveur de sa mise ne œuvre effective. Il a également été demandé à la Commission d’assurer l’application des recommandations, en partenariat avec tous les experts et parties prenantes. Ils ont en outre remercié la Commission et tous les partenaires qui ont apporté leur soutien au processus du Dialogue et à la mise en œuvre ultérieure des recommandations issues du Dialogue.

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