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De 2002 à 2004, Enda Diapol a réalisé plusieurs études visant à mieux comprendre le fonctionnement des dynamiques locales d’intégration. Trois études de cas ont été menées. Ces études assorties d’une synthèse font l’objet d’un ouvrage collectif publié aux éditions Karthala et intitulé« Espace transfrontaliers et intégration régionale en Afrique de l’ Ouest ».

Espaces frontières et intégration régionale : le cas de « SKBo »
Sénégambie méridionale : dynamiques d’un espace d’intégration entre trois Etats (Gambie, Guinée Bissau et Sénégal)
Maradi-Katsina-Kano : couloir de Développement ?
Espace transfrontaliers et intégration régionale en Afrique de l’ Ouest

Espaces frontières et intégration régionale : le cas de « SKBo »


Karim DAHOU, Tarik DAHOU et Cheikh GUEYE, Enda Prospectives Dialogues politiques. Réalisée pour le compte du Secrétariat du Club du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest, 2002.

(JPG)La zone « SKBo » (Sikasso au Mali, Korhogo en Côte d’Ivoire et Bobo Dioulasso au Burkina Faso) constitue l’une des régions d’Afrique de l’Ouest qui permettent d’interroger la pertinence des espaces de solidarité sous-régionale, comme lieux de brassage et d’intégration réelle. Elle le doit à une configuration géographique particulière et à l’histoire de ses sociétés, marquée par une extrême mobilité spatiale et sociale. Elle pose la problématique des rapports entre les périphéries nationales (Igué, 1989) de trois pays de la sous-région, qui développent des dynamiques propres, se rejoignent et forment un sous-territoire au fonctionnement complexe.

Que représentent les régions de Sikasso, Korhogo et Bobo Dioulasso au sein de leurs pays respectifs ? Dans quelle mesure sont-elles convergentes au point de former ce qu’on appelle un espace de solidarité ? Quelle est l’historicité de cet espace de solidarité ? Ces questions, tandis qu’elles déterminent l’avenir de la zone, obligent à se pencher sur son passé.

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Sénégambie méridionale : dynamiques d’un espace d’intégration entre trois Etats (Gambie, Guinée Bissau et Sénégal)


Mohamadou ABDOUL, Karim DAHOU, Tarik DAHOU, Eric HAZARD, Cheikh GUEYE Enda Prospectives Dialogues Politiques / Oxfam America, avril 2003

La Sénégambie méridionale couvre du nord au sud, la République de Gambie, la région naturelle de Casamance au Senegal et la République de Guinée Bissau. Dotée de remarquables potentialités agricoles et de nombreuses ressources forestières et halieutiques, la Sénégambie méridionale est parcourue d’importants flux commerciaux qui exploitent les complémentarités entre zones de production, ainsi que les différentiels entre pays (différentiels de change, d’offre de produits selon les périodes, ou de prix réels pour un même produit).

(JPG)En dépit de leur dynamisme, les flux commerciaux transfrontaliers sont ainsi confrontés à de nombreux obstacles liés à l’insécurité, aux multiples prélèvements douaniers et policiers, à la dégradation avancées des infrastructures de communication, au sous équipement des marchés, à l’insuffisance des systèmes de micro-crédit et au cloisonnement des territoires administratifs, et partant, des politiques d’appui et de gestion des ressources.

A l’heure actuelle, les Etats se trouvent confrontés à d’importantes difficultés pour réguler de façon satisfaisante les transactions informelles transfrontalières et l’exploitation des ressources. Avec la progression des décentralisations, et l’émergence d’opportunités de collaboration entre collectivités locales de part et d’autre des frontières, de nouvelles formes de régulation sont en train d’émerger au niveau de territoires partagés entre plusieurs constructions nationales.

La coopération décentralisée transfrontalière apparaît dès comme un outil privilégié pour d’une part appuyer les dynamiques spontanées d’intégration, et d’autre part favoriser un aménagement concerté de ce territoire transnational. On voit ici clairement l’enjeu d’un dialogue politique transfrontalier associant non seulement les collectivités locales et services techniques, mais également les organisations professionnelles, les ONG, les associations locales, etc. afin de mieux ancrer les politiques publiques sur les dynamiques d’intégration spontanées.

télécharger l’étude Sénégambie

Maradi-Katsina-Kano : couloir de Développement ?


Mohamadou ABDOUL, Karim DAHOU et Marie TREMOLIERES WABI/DT/21/04, (2004). Etude réalisée avec le soutien du CRDI et en collaboration avec le Club du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest

(JPG)L’axe Maradi-Katsina-Kano se situe sans nul doute au coeur d’une zone de solidarité qu’il polarise. Le Kasar Haoussa – ou « pays haoussa » – s’étend sur près de 1500 km et compte plus de cinquante millions d’habitants, à cheval entre le Nigeria et le Niger. Du fait de la planification et la mise en oeuvre d’actions concertées par les autorités des deux pays, cet espace s’apparente à un « pays frontière ». La complémentarité des systèmes de production entre le nord – favorable à l’élevage – et le sud – céréalier – du Kasar Haoussa, détermine depuis longtemps des flux d’échanges transversaux, communs à tous les espaces de proximité. Maradi-Katsina-Kano, enfin, constitue peut être le plus important et l’un des plus anciens couloirs de développement d’Afrique de l’Ouest, ouvert depuis des siècles au Golfe de Guinée, ainsi qu’à l’Afrique du Nord et au Moyen Orient.

Il reste que le développement du Kasar Haoussa est aujourd’hui compromis par l’existence d’un puissant commerce de contrebande, qui prend appui sur les divergences de politique économique entre le Nigeria et ses voisins. Alors que le Togo, le Bénin et le Niger disposent de régimes d’importation d’autant plus libéraux que leurs recettes fiscales dépendent du commerce de ré-exportation vers le Nigeria, ce dernier peine à protéger l’essor de son tissu productif. Cet exemple illustre les difficultés d’ajustement à la concurrence internationale qui continueront d’affecter l’Afrique de l’Ouest, tant que ses frontières symboliseront la rupture du dialogue stratégique et de la coopération entre ses dirigeants. Entre décollage et stagnation, l’avenir du Kasar Haoussa semble à la fois dépendre des progrès (ou du retard) de l’intégration régionale, et préfigurer celui du reste de la sous-région.

télécharger l’étude MKK

Espace transfrontaliers et intégration régionale en Afrique de l’ Ouest


M. ABDOUL, F. ARRAGAIN et C. RAYMOND. Cette étude, financée par le CRDI, a été réalisée par Enda Prospectives Dialogues Politiques, Dans le cadre du programme « FRONTIERES ET INTEGRATION EN AFRIQUE DE L’OUEST » en étroite collaboration avec le Secrétariat du Club du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest

(GIF)Cette synthèse est le fruit d’un travail collectif qui a regroupé dans une dynamique de recherche action, depuis quelques années déjà, plusieurs personnes de Enda Prospectives Dialogues Politiques (Diapol) et leurs partenaires du Secrétariat du Club du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest/OCDE. Le processus a conduit à la définition d’un cadre conceptuel et à la construction d’hypothèses sur une intégration régionale articulée aux dynamiques locales et frontalières.

Les trois études issues de recherches sur le terrain constituent la base documentaire de la présente synthèse. Pour sa réalisation, d’autres publications ont cependant été consultées afin de resituer notre propos dans la perspective globale des enjeux de l’intégration et des reconfigurations économiques, politiques et spatiales.

Si tant est qu’une pleine conscience des enjeux relatifs à l’évolution de ces espaces d’intégration spontanée nourrisse une volonté politique forte et partagée, différents leviers pourraient alors être actionnés afin d’accomplir en Afrique de l’ouest cette vision du « vivre ensemble » que constitue l’intégration.

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