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Guide des bonnes et mauvaises pratiques de la privatisation et de la libéralisation des filières cotonnières africaines
Renforcement des capacités des organisations des producteurs afin de garantir les moyens d’existence des agriculteurs dans les pays producteurs de coton en Afrique de l’Ouest
Capaciter les producteurs afin de garantir leurs moyens d’existence dans les régions productrices de coton du Mali et d’Afrique de l’Ouest (2007 – 2011)

Guide des bonnes et mauvaises pratiques de la privatisation et de la libéralisation des filières cotonnières africaines


Une capitalisation pour renforcer les capacités des producteurs et lancer des dynamiques de participation.

Face au constat flagrant du mauvais outillage des producteurs pour participer aux débats et réflexions, de plus en plus pointus, sur l’avenir des filières cotonnières africaines, plusieurs hypothèses peuvent être émises pour expliquer cela :

- les producteurs ont pu être bien défendu mais ils ne maîtrisent toutefois pas les voies et moyens pour se défendre ;

- les éléments d’analyse produits leur sont souvent inaccessibles ;

- les formats utilisés pour relayer l’information ont rarement tenus compte des capacités d’assimilation des producteurs ;

- le besoin du producteur a été bien perçu mais la réponse apportée n’a pas permis jusque là de les outiller de manière adéquate face aux processus en cours ;

- les échanges d’expériences pour renforcer les capacités paysannes sur les pratiques de libéralisation et de privatisation demeurent rares.

Pour être pertinent et répondre aux attentes des producteurs, les travaux à venir doivent donc pouvoir contribuer à combler ces gaps en vue de permettre aux producteurs africains de disposer des outils adéquats pour défendre leurs intérêts. C’est dans ce contexte que l’idée de confection d’un guide des bonnes et mauvaises pratiques a germé durant l’Assemblée générale constitutive de l’AProCA en 2005.

- Il traduit le besoin de dépasser le cadre d’une simple étude, afin de partir des expériences vécues par les producteurs dans les pays membres de l’AProCA, pour refléter les expériences vécues, faciliter leur partage et leur appropriation ;
- Il prend en considération la nécessité d’initier une dynamique d’échanges durables et constructive entre producteurs pour renforcer leur participation dans les négociations en cours et ou venir notamment sur les réformes institutionnelles ;
- Il tente d’avancer vers une boussole qui capitaliserait les expériences pays en fonction des différentes spécificités contextuelles et qui recenserait les pratiques favorisant un développement durable des filières cotonnières au profit des producteurs (bonnes pratiques), et celles qui ne portent pas les intérêts de ces derniers (mauvaises pratiques).

Présenté ainsi, « le guide des bonnes et mauvaises pratiques de la privatisation et de la libéralisation des filières cotonnières africaines » n’est pas une étude préconisant des solutions, à priori, pour les producteurs. Il apparaît, comme un exercice d’accompagnement des producteurs pour capitaliser leurs expériences passées. Cet exercice doit aboutir à un guide pour renforcer les capacités de négociations des producteurs et leur donner les outils nécessaires pour une meilleure implication de ces derniers dans les négociations en cours et/ou à venir.

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Renforcement des capacités des organisations des producteurs afin de garantir les moyens d’existence des agriculteurs dans les pays producteurs de coton en Afrique de l’Ouest


Les négociations de l’OMC sont arrivées à un point critique où les possibilités de nouveaux progrès sur la réduction des subventions pendant la durée du Cycle de Doha risquent de se fermer dans les mois à venir, tandis que de plus en plus l’accent est mis sur les aspects de développement des négociations sur la politique cotonnière avec probablement une conférence fin 2006. Pour que l’aide au développement promise au secteur du coton africain se matérialise et soit dirigée vers les priorités définies par les fermiers et leurs organisations, de plus grands efforts sont nécessaires.

Parallèlement, un développement plus poussé des organisations de producteurs professionnels est requis pour faire en sorte qu’ils soient plus compétitifs sur un marché en cours de libéralisation. Il faut que les agriculteurs ouest africains maintiennent des systèmes de production diversifiés avec un usage accru d’intrants biologiques, pour assurer la sécurité alimentaire et sécurité de revenus. En fin de compte, le rôle du secteur privé dans le développement d’un accès accru à la finance, aux marchés des intrants et de la production pour les agriculteurs et leurs organisations, devrait être développé.

En Afrique de l’Ouest, il est urgent de faire en sorte que les bénéfices de la campagne soient traduits en impact sur les moyens d’existence. En même temps, les bénéfices provenant des changements des règles du commerce risquent d’être érodés par le déséquilibre croissant du pouvoir dans les échanges sur les marchés du secteur cotonnier tandis que la privatisation et la libéralisation s’intensifient.

Dans ce contexte, les bénéfices des changements de politique commerciale pour les moyens d’existence des fermiers dépendront de plus en plus de leur capacité à négocier face aux compagnies cotonnières aux niveaux national et régional. Le Mali offre une opportunité d’impact important, car la libéralisation et la privatisation ont déjà été mises en œuvre. Il peut également bénéficier de l’expérience d’autres pays de la région tels que Burkina Faso, où les organisations de producteurs sont fortes, bien qu’elles se trouvent confrontées à de nouveaux défis avec la libéralisation.

Dans le cadre de ce programme, Enda Diapol, à travers le pôle AGRIPOL, Oxfam international et l’Association des Producteurs de Coton Africains (AProCA) développent un partenariat solide en vue de réaliser des activités conjointes au niveau régional et international au delà des éventuelles interventions au niveau national.

En plus de la conduite du programme coton, le pôle AGRIPOL va s’investir, dans les cinq prochaines années, sur des programmes en lien avec les thématiques ci-après :
- Diversification agricole et commerce régional,
- Souveraineté alimentaire,
- Interprofession.

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Capaciter les producteurs afin de garantir leurs moyens d’existence dans les régions productrices de coton du Mali et d’Afrique de l’Ouest (2007 – 2011)


Le programme stratégique quinquennal coton 2007-2011 intitulée « Capaciter les producteurs afin de garantir leurs moyens d’existence dans les régions productrices de coton du Mali et d’Afrique de l’Ouest » est un programme conjoint qui regroupe quatre (4) Organisations Non Gouvernementales Internationales (Oxfam, SNV, Helvetas et ENDA Diapol) et trois (3) Organisations de Producteurs (AOPP, Mobiom et AProCA).

C’est un programme qui vise comme principal objectif l’amélioration de l’environnement dans lequel les producteurs de coton de l’Afrique de l’Ouest plus particulièrement ceux du Mali évoluent et ceci à travers un renforcement organisationnel et des actions collectives des associations incluant des plaidoyers de politiques et l’influence des marchés.

Le programme stratégique coton comporte deux volets : le volet Mali et le volet régional. Le volet Mali concentre une bonne partie des activités prévues dans le cadre du programme. Il y a lieu de rappeler que le choix du Mali n’est pas fortuit mais c’est parce que le Mali est un pays fortement dépendant de la culture du coton. A cela s’y ajoute que la filière malienne s’apprête à s’engager dans une série de réformes qui nul doute vont transformer en profondeur son secteur cotonnier.

En sus du volet Mali, les initiateurs du programme ont voulu étendre leurs activités au-delà du Mali, et ce d’autant plus que la plupart des pays de l’Afrique de l’ouest et du Centre cultivent du coton. C’est ainsi qu’ENDA Diapol en partenariat avec l’AProCA ont été chargées de piloter le volet régional du programme tout en gardant la cohérence des activités menées au Mali. Le volet régional poursuit cinq objectifs spécifiques qui vont du renforcement et de la consolidation de l’association des producteurs de coton Africains (AProCA) au renforcement des capacités des cotonculteurs pour évaluer la rentabilité et la viabilité de différents systèmes de production en vigueur dans les différentes plateformes de l’AProCA, en passant par des politiques de lobbying et de plaidoyer pour une participation des acteurs à la base dans les instances de négociation et de prises de décision.

Sur la période 2007-2011, ENDA Diapol Diapol a sous sa responsabilité les activités énumérées ci-dessous :

A- Suivi des réformes des filières cotonnières africaines

Production et diffusion trimestrielles d’outils (supports en ligne et physique : cassette audio et note d’orientation sur 2 pages) sur l’évolution des processus de réforme des filières cotonnières africaines et les expériences paysannes associées. L’activité sera réalisée pendant 2 ans soit 8 trimestres ou encore 24 mois. Il s’agit ici de favoriser les échanges des expériences paysannes à travers deux types de supports : cassette audio et notes d’orientation. Partant, actualiser les informations sur ces questions et les divulguer, exige une poursuite du processus mais de façon plus allégée. D’où la nécessité de produire en édition limitée des supports audio et papier.

B – Activité de recherche sur la mise en place d’un mécanisme d’atténuation des fluctuations du prix d’achat du coton graine aux producteurs de coton de l’AProCA.

Il s’agit de passer en revue et d’analyser les différents mécanismes d’atténuation de la fluctuation des cours sur les revenus des cotonculteurs pratiqués dans les différentes plateformes de l’AProCA. Au sortir de ce diagnostic concevoir un mécanisme alternatif d’atténuation des impacts négatifs des fluctuations des cours mondiaux sur les revenus des producteurs de coton, dans le souci de limiter les variations des prix payés aux producteurs de coton graine membres de l’Association des Producteurs de Coton Africains (AProCA).

C – Capitaliser et diffuser les informations et expériences relatives aux biotechnologies et des OGM

1 / Capitalisation des publications et expériences sur les Biotechnologies – OGM

A l’instar des activités précédentes, il s’agit de capitaliser les expériences en matière de biotechnologie en vue de fournir une information juste et transparente au profit des producteurs de coton dont la position n’est pas encore bien définie. Vu que l’usage des biotechnologies suit un processus, une activité complémentaire lui est associée, il s’agit de la mise en place d’un système d’information continue sur ces questions de façon spécifique.

2/ Mise en place d’un système d’information sur les biotechnologies - OGM

Il s’agit de mettre en place un réseau de communication et d’échange entre les points focaux de l’AProCA, ENDA Diapol et tout autre partenaire au programme de sorte à faciliter la disposition d’informations crédibles, de les analyser et de les diffuser pour une meilleure connaissance de cette technologie par les producteurs. A terme, l’AProCA doit être dopée en capacité en vue de prendre en charge le fonctionnement du réseau. Cette activité durera trois ans soit 36 mois avec ENDA Diapol comme principal animateur du réseau. Des publications trimestrielles constitueront le socle des échanges d’information dans le cadre de ce réseau.

D – Fourniture de services agricoles en zones cotonnières

Faire un état des lieux des services agricoles dans les zones cotonnières des pays membres de l’AProCA. Les services agricoles fournis aux organisations de producteurs membre de AProCA ne sont pas identiques, de même qualité et de même fréquence. Cette situation traduit bien la disparité des situations des plateformes membres mais surtout des capacités des producteurs africains dans l’ensemble et des producteurs d’un même pays de façon spécifique. Ce problème de fourniture adéquate et à temps des services agricoles a des conséquences importantes sur l’essor des filières cotonnières africaines. Il s’agit donc de faire un inventaire réel des services effectivement mis à la disposition des producteurs en vue d’interpeller les autorités des différentes plateformes membres de l’AProCA ainsi que des institutions régionales pour une meilleure fourniture des services agricoles adéquats aux producteurs des zones cotonnières.


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