Retour en page d'accueil
Plan du site
contactez-nous
Accueil > AGRIPOL

Projets / Programmes

Guide des bonnes et mauvaises pratiques de la privatisation et de la libéralisation des filières cotonnières africaines
Renforcement des capacités des organisations des producteurs afin de garantir les moyens d’existence des agriculteurs dans les pays producteurs de coton en Afrique de l’Ouest

Guide des bonnes et mauvaises pratiques de la privatisation et de la libéralisation des filières cotonnières africaines


Une capitalisation pour renforcer les capacités des producteurs et lancer des dynamiques de participation.

Face au constat flagrant du mauvais outillage des producteurs pour participer aux débats et réflexions, de plus en plus pointus, sur l’avenir des filières cotonnières africaines, plusieurs hypothèses peuvent être émises pour expliquer cela :

- les producteurs ont pu être bien défendu mais ils ne maîtrisent toutefois pas les voies et moyens pour se défendre ;

- les éléments d’analyse produits leur sont souvent inaccessibles ;

- les formats utilisés pour relayer l’information ont rarement tenus compte des capacités d’assimilation des producteurs ;

- le besoin du producteur a été bien perçue mais la réponse apportée n’a pas permis jusque là de les outiller de manière adéquate face aux processus en cours ;

- les échanges d’expériences pour renforcer les capacités paysannes sur les pratiques de libéralisation et de privatisation demeurent rares.

Pour être pertinent et répondre aux attentes des producteurs, les travaux à venir doivent donc pouvoir contribuer à combler ces gaps en vue de permettre aux producteurs africains de disposer des outils adéquats défendre leurs intérêts. C’est dans ce contexte que l’idée de confection d’un guide des bonnes et mauvaises pratiques a germé durant l’Assemblée générale constitutive de l’AProCA en 2005.

- Il traduit le besoin de dépasser le cadre d’une simple étude, afin de partir des expériences vécues par les producteurs dans les pays membres de l’AProCA, pour refléter les expériences vécues, faciliter leur partage et leur appropriation ;
- Il prend en considération la nécessité d’initier une dynamique d’échanges durables et constructive entre producteurs pour renforcer leur participation dans les négociations en cours et ou venir notamment sur les réformes institutionnelles ;
- Il tente d’avancer vers une boussole qui capitaliserait les expériences pays en fonction des différentes spécificités contextuelles et qui recenserait les pratiques favorisant un développement durable des filières cotonnières au profit des producteurs (bonnes pratiques), et celles qui ne portent pas les intérêts de ces derniers (mauvaises pratiques).

Présenté ainsi, « le guide des bonnes et mauvaises pratiques de la privatisation et de la libéralisation des filières cotonnières africaines » n’est pas une étude préconisant des solutions, à priori, pour les producteurs. Il apparaît, comme un exercice d’accompagnement des producteurs pour capitaliser leurs expériences passées. Cet exercice doit aboutir à un guide pour renforcer les capacités de négociations des producteurs et leur donner les outils nécessaires pour une meilleure implication de ces derniers dans les négociations en cours et/ou à venir.

Haut de page

Renforcement des capacités des organisations des producteurs afin de garantir les moyens d’existence des agriculteurs dans les pays producteurs de coton en Afrique de l’Ouest


Les négociations de l’OMC sont arrivées à un point critique où les possibilités de nouveaux progrès sur la réduction des subventions pendant la durée du Cycle de Doha risquent de se fermer dans les mois à venir, tandis que de plus en plus l’accent est mis sur les aspects de développement des négociations sur la politique cotonnière avec probablement une conférence fin 2006. Pour que l’aide au développement promise au secteur du coton africain se matérialise et soit dirigée vers les priorités définies par les fermiers et leurs organisations, de plus grands efforts sont nécessaires.

Parallèlement, un développement plus poussé des organisations de producteurs professionnels est requis pour faire en sorte qu’ils soient plus compétitifs sur un marché en cours de libéralisation. Il faut que les agriculteurs ouest africains maintiennent des systèmes de production diversifiés avec un usage accru d’intrants biologiques, pour assurer la sécurité alimentaire et sécurité de revenus. En fin de compte, le rôle du secteur privé dans le développement d’un accès accru à la finance, aux marchés des intrants et de la production pour les agriculteurs et leurs organisations, devrait être développé.

En Afrique de l’Ouest, il est urgent de faire en sorte que les bénéfices de la campagne soient traduits en impact sur les moyens d’existence. En même temps, les bénéfices provenant des changements des règles du commerce risquent d’être érodés par le déséquilibre croissant du pouvoir dans les échanges sur les marchés du secteur cotonnier tandis que la privatisation et la libéralisation s’intensifient.

Dans ce contexte, les bénéfices des changements de politique commerciale pour les moyens d’existence des fermiers dépendront de plus en plus de leur capacité à négocier face aux compagnies cotonnières aux niveaux national et régional. Le Mali offre une opportunité d’impact important, car la libéralisation et la privatisation ont déjà été mises en œuvre. Il peut également bénéficier de l’expérience d’autres pays de la région tels que Burkina Faso, où les organisations de producteurs sont fortes, bien qu’elles se trouvent confrontées à de nouveaux défis avec la libéralisation.

Dans le cadre de ce programme, ENDA Diapol, à travers le pôle AGRIPOL, Oxfam international et l’Association des Producteurs de Coton Africains (AProCA) développent un partenariat solide en vue de réaliser des activités conjointes au niveau régional et international au delà des éventuelles interventions au niveau national.

En plus de la conduite du programme coton, le pôle AGRIPOL va s’investir, dans les cinq prochaines années, sur des programmes en lien avec les thématiques ci-après :
- Diversification agricole et commerce régional,
- Souveraineté alimentaire,
- Interprofession.


Haut de page