En Afrique de l’Ouest, l’intégration régionale est unanimement perçue comme le moyen par lequel la sous région peut non seulement accélérer sa croissance, mais également créer les conditions d’une paix durable grâce à une gestion plus adaptée des migrations et des ressources naturelles (eau, forêts, sols, énergie).
Pourtant en dépit des efforts consacrés par la mise en place et les réalisations d’institutions sous régionales comme la CEDEAO et l’UEMOA, l’intégration ouest africaine peine à se matérialiser dans les faits. Sur le terrain dans les espaces frontaliers, les dispositions communautaires censées faciliter la libre circulation des biens et des personnes sont en effet loin d’être une réalité. La valeur ajoutée des flux commerciaux, en grande partie portée par le secteur informel, se trouve constamment grevée par les ponctions douanières et policières, la dégradation avancée des routes, l’insécurité, le sous équipement des marchés, etc.
C’est sur la base de ces constats simples qu’Enda Diapol et ses partenaires du réseau WABI (West African Border Integration) ont acquis la conviction qu’au-delà des avancées institutionnelles, l’intégration régionale ne pourra se faire qu’avec les peuples.
Investi dans le Programme d’Initiatives Transfrontalières de la CEDEAO(PIT) et dans le Programme "paix et sécurité" en Sénégambie méridionale, le pôle InterAfriques :
C’est en continuant à s’investir dans ces champs d’action divers que la promotion de la coopération transfrontalière pourra véritablement apparaître comme un moteur essentiel de l’intégration régionale ( comme ce fut par ailleurs le cas en Europe), replaçant ainsi « les périphéries nationales au cœur de l’intégration ».